C'était une belle journée.Une journée de retrouvailles avec les amis du vieux Joyeuse, de partage avec les copains venus d'un peu plus loin; une journée où Justine , ma stagiaire de la semaine a joué les prolongations pour m'aider et avancer son tricot, où Magdalena est venue partager son thermo de bonne soupe et ses jolis photophores en feutre et dentelle;où des copines sont venues tenir la buvette et servir le vin chaud préparé par Jean-Marie; une belle journée, je vous dis.

Sauf que:

Nous aurions espéré vendre un peu , presque tous , moi compris, ont remballé sans être récompensés de ce gros effort qu'est un déplacement sur un marché, avec le goût amer du travail réalisé " juste pour la galerie", pour faire joli.

Nous aurions espéré, en voyant passer nos politiques locaux avoir , au moins, un regard, un mot d'encouragement, et , on peut rêver, un remerciement pour nous être déplacés, pour l'animation du village pour laquelle on n'est pas payé, et pour laquelle les créateurs venus d'ailleurs payent un stand... (Je continue de penser que les artisans devraient être payés pour être là, et non l'inverse: Que deviendrait Joyeuse sans ses artisans d'art, ses petits commerçants? Un village sinistré aux vitrines vides et mornes).

Nous aurions espéré , en rentrant chez nous, entendre que notre pays va mieux, que les bonnes volontés se réveillent et que la haine s'enfuit devant l'esprit de Noël...

Stop. C'était une belle journée, je vous dis. La soupe , le vin chaud et l'amitié nous ont fait oublier ceux qui ne nous ont pas souri, ceux qui ne sont pas passés. On s'en fout, personne ne nous contraindra à ne plus créer...

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